Où allons-nous ? Où devons-nous aller ? Où voulons-nous aller ?
Où allons-nous ? Où devons-nous aller ? Où voulons-nous aller ? Le monde vieillit. Et, il vieillit encore et encore. Il vieillit dans l’enfantement de la misère et de l’horreur. Partout il étend les marécages de la pauvreté absolue sur le sentier de l’insatisfaction marchande, et cela engendre la folie, parce que l’insatisfaction ne sait bâtir le monde que sur les cendres de l’espoir, là où plus rien ne pousse. L’individu ne travaille pas pour lui, mais pour un monde qui lui échappe totalement, de sorte qu’il se retrouve obligé de travailler. Par cette obligation, l’individu perd sa faculté d’être libre pour celle du devoir qui lui est payé sous forme, le plus souvent de salaire. Et ainsi, il se retrouve esclave d’un monde, celui qui produit des marchandises que son salaire sert à consommer. Le moment qui peut échapper à cette condition se trouve cristallisé par la rencontre. La dedans, l’idée de la suppression de cette condition peut émerger à l’esprit.
