L’Alsace en difficulté
Les conséquences de la guerre 1918
La nouvelle annexion de l’Alsace par la France ne s’est pas fait dans les conditions espérées par le pouvoir parisien, induit en erreur par l’agitation francophile d’une fraction minoritaire de la population alsacienne et de propagandistes connus comme l’illustrateur Hansi (J-J Waltz) et l’abbé Wetterlé.
Sur recommandation de Hansi, entre autres, sont instaurées dès 1919 des commissions de triage chargées de trier les Alsaciens selon leur ascendance et d’attribuer des cartes d’identité sélectives.. Les Alsaciens ayant un de leur ascendant allemand se voient assignés à résidence. C’est 112.000 Alsaciens qui seront ensuite expulsés en Allemagne.
A la grande déception des Alsaciens, les postes à responsabilité de l’administration sont confiés à des fonctionnaires français, ignorant tout de la langue alsacienne et allemande et rémunérés avec des véritables primes coloniales.
A l’école, la langue allemande est interdite du jour au lendemain. La France, état laïc, par la voix de son président Herriot veut supprimer les cours de religion voire même le Concordat, et se heurte à l’opposition populaire et conduit ainsi à des grèves très suivies. La montée de l’autonomisme
1925 : en Mai parait le premier numéro de la « Zukunft » réclamant l’autonomie de l’Alsace. Ce journal, dirigé par le premier -et dernier- président d’Alsace-Lorraine Eugène Ricklin, connaît un vif succès et conduit à la parution le 7 Juin 1926 du manifeste autonomiste du « Heimatbund ». L’Alsace est en effervescence. Trois mouvements se dessinent : une tendance séparatiste minoritaire, une autonomiste, et une régionaliste. les deux dernières étant majoritaires.
1926 : dimanche 22 août. Le « Blutiger Sonntag ». Une manifestation pacifique des autonomistes est sauvagement attaquée par des royalistes, couverts par la police.
1927 : en Novembre, la « Zukunft » est interdite par le gouvernement français.
1927 : Dans la nuit de Noël, la police spéciale française lança un vaste coup de filet dans les milieux autonomistes. les chefs du mouvement sont arrêtés.
1928 : février. Le président de la République Poincaré dissout le conseil municipal de Haguenau/Hagenau pour menée autonomistes. Il est toutefois réelu par la population.
1928 : en mai s’ouvre le procès de Colmar un procès retentissant des chefs autonomistes accusés de complot contre la sûreté de l’Etat. Sans la moindre preuve, cinq d’entre eux sont condamnés. Ils seront ensuite relaxés par la cour d’assises de Besançon, comme Roos après son retour à Straßburg (Strasbourg).
1929 : le communiste autonomiste Hueber est élu maire de Straßburg (Strasbourg) à la place du socialiste francophile Peirotes.
Sources : www.dsauer-bieber.org/spip.php?article6

Les maisons abandonnées de Reichshoffen restent très photogéniques quand on a l’oeil artiste !